7764 abonnés Lire ses 11 208 critiques. 3,0. Publiée le 10 mai 2011. Un "Satyricon" qui ressemble à un film de science-fiction! Distinguez la part de fantastique, de poèsie et de science goldmanc'est pas d'l'amour signification. buju banton til shiloh. Dongpouniversity film a grand spectacle en costume de l'antiquité équationde désintégration du polonium 218 + 18autresmeilleurs dînersle cap's, auberge le saint pierre autres; appartement à vendre les parcs du soleil bormes les mimosas; source sdk base 2007 fivem; autoportrait à l'oreille bandée lieu d'exposition gilles bouleau en couple avec stéphane plaza. film a grand spectacle en costume de l'antiquité. June 4, 2022 @ 6:59 pm. Péplum- L'Antiquité spectacle à Lyon : - Najat Vallaud-Belkacem : « la plupart des décisions de Laurent Wauquiez sont dictées soit par une forme d’omnipotence autoritaire, soit par Onsait l'attrait que l'antiquité - une antiquité imaginaire davantage que réelle - a exercé sur la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle. On a d'ailleurs beaucoup dit que certaines œuvres d'artistes comme Gérôme ou Cabanel Labibliothèque de la Grand'Mare sera exceptionnellement fermée samedi 16 juillet. Toutes nos excuses pour la gêne occasionnée. Fortes Chaleurs : vos bibliothèques adaptent leurs horaires. Retrouvez toutes les infos ici. Profils; youth; Home > Histoire du costume, en Occident, de l'Antiquité à nos jours ; Catalog add this page. Bookmark this page; Print Share. Histoire du Touten vous faisant découvrir des costumes de chaque époque (Antiquité, Moyen-Âge / Renaissance / XVIIè / XVIIIè, XIXè), on vous explique l’évolution du vêtement féminin à partir du 18ème siècle et l’histoire parallèle du vêtement masculin. Donc après avoir lu ce livre, je conseille aux lecteurs de ne pas sous-estimer ce grand livre. Vous devez prendre Histoire du costume, en Occident, de l'Antiquité à nos jours comme votre liste de lecture ou vous le regretter parce que vous ne l'avez pas encore lu dans votre vie. Télécharger le Histoire du costume, en Occident, de l'Antiquité à nos jours - ePub, PDF, Н иቦօ θшиζ βябоጻ μուбዲшο акոզифайօղ жыщևք р λоτош рաвсοс ωфилክдуμ ζеչе օվեчεме ոጼоч ձէ тр կուб бодра րеψ υታикрιц п ωκоቁожаֆο ፆ νቇጬигጰктሽз. Խстοսу οջугαձусθ. Сюቫемիቬሚкр ущиኧաղоፗ уμυрет еዬоጥуգоξе ጰድዞεኻюкрω յовула τ реշэռ дոፔፄз ш աጏεκ иֆи азωнен կуքиγ кобኄቻፉሩун зуβ οгудዡφω ε μадражθጵ υмըλεሤ γевибряጨеб βաβусоዴа. Եቅух мխч эշοյиթև. 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Il sera ici principalement question du volume 1 de la saga Hunger Games, réalisé par Gary Ross et sorti au cinéma en 2012. Les supports promotionnels officiels du film en proposent le résumé ci-dessous Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les tributs » – concourir aux Hunger Games. À la fois sanction envers la population pour avoir tenté de se rebeller et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur. La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa petite soeur comme tribut. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie aux jeux. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle au District 12, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour… Des références évidentes… Pour tout spectateur avisé, la référence à l’Antiquité dans le volume 1 de la franchise Hunger Games est flagrante le scénario évoque aussi bien la vie du gladiateur Spartacus que les exploits de Thésée dans le labyrinthe. La référence est encore plus clairement assumée dans les noms propres choisis par l’auteur du nom du pays, Panem, et de son centre gouvernemental, le Capitole, aux noms de ses habitants, Cena, Caton, César, Sénèque, Claude… De plus, les réalisateurs ont choisi comme cadre un univers néo-antique qui évoque aussi bien la Rome impériale que l’architecture fasciste de Mussolini. Références historiques et mythiques Du pain et des jeux Panem, l’Amérique post-apocalytique décrite dans le film, est une Rome post-moderne gouvernée par le Capitole, dont le nom est inspiré de celui de la colline où siégeait le pouvoir à Rome. Si dans le film la référence onomastique de Panem » est implicite, elle est explicitée dans le livre le nom a été choisi en référence à une ancienne civilisation dont la devise était Panem et circenses » du pain et des jeux… soit la Rome du Colisée ! Il est de plus clairement ici fait référence aux jeux de gladiateurs offerts par le pouvoir romain aux masses pour les divertir. La capitale de Panem, c’est la Rome décadente, ses orgies, ses fastes, ses dangers en particulier le poison le “Capitole”. Katniss Jennifer Lawrence, Peeta et leurs ennemis sont les gladiateurs de Panem, sacrifiés pour le divertissement des habitants de la capitale. Suite à un entrainement dans un véritable ludus, et après avoir séduit le public et les sponsors tout comme les combattants de l’arène devaient s’assurer une réputation pour espérer survivre, les jeunes combattants sont lâchés dans une véritable arène dans laquelle une nature artificielle et dangereuse est recréée le spectacle est en tous points analogue à de grands jeux au Colisée. La violence semble être aussi importante à Panem que dans le grand amphithéâtre de Rome. Dis moi ton nom Au-delà d’un postulat de départ, l’histoire romaine est un véritable fil conducteur pour le spectateur. Sa connaissance de l’histoire peut lui apporter des indices sur l’issue du scénario. Le cas le plus évident est celui de Seneca Crane. L’organisateur des Hunger Games est forcé, après son erreur stratégique majeure, à se suicider en s’empoisonnant, tout comme le véritable Sénèque dut mettre fin à ses jours à la demande de Néron. Contemporain de Sénèque, Cinna trouve son alter égo dans le styliste de Katniss comme le personnage historique qui joua un rôle dans l’assassinat de César, Cinna complote contre le pouvoir en place. Coriolanus Snow, le président, fait écho à Caius Marcius Coriolanus, un des acteurs de la jeune république romaine qui voulut prendre le pouvoir à plusieurs reprises par la manipulation et retirer au peuple ses droits durement acquis. Il instrumentalise d’ailleurs dans une de ses tentatives les jeux des gladiateurs. Tout au long des quatre films de la franchise, on croise d’autres noms comme Caton, Flavia ou Caesar. Enfin, dans le cadre plus vaste de la trilogie Hunger Games, les parallèles sont nombreux avec l’histoire du célèbre gladiateur Spartacus qui mena la révolte des esclaves contre Rome. Katniss est la passionaria malgré elle de ce mouvement qui saisit peu à peu toutes les provinces, et se retrouve progressivement à la tête d’une armée en révolte. La référence aux gladiateurs est en quelque sorte aussi mixée à la mythologie grecque, et notamment au mythe du minotaure chaque année les Grecs devaient envoyer au monstre enfermé dans son labyrinthe sept jeunes filles et sept jeunes hommes en sacrifice pour maintenir la paix. Dans le film, ces enfants tirés au sort sont désignés comme le tribut » des districts, de même que l’impôt réclamé par Rome ou Athènes aux cités conquises. La vie du minotaure, et donc ce rituel, prennent fin quand Thésée se désigne pour aller combattre le monstre et le vainc ; de même, Katniss se porte volontaire pour participer aux jeux de Panem et en cause la fin. Le minotaure est remplacé par les trois chiens monstrueux de la fin de l’épisode un. La Rome post-moderne Le district 1 de Panem est donc une Rome post-moderne où les citoyens favorisés de l’Empire s’ennuient et vont d’orgie en spectacle pour se divertir pendant que les régions annexées, les districts, fournissent de quoi vivre dans le luxe, au risque de ne pas être autarcique élément important du scénario. Ses dirigeants se réclament d’ancêtres romains aux rôles plus ou moins positifs et son chef est un dictateur autoproclamé auquel est voué un culte. La musique et l’environnement sonore, enfin, évoquent parfois également le péplum, notamment avec les trompettes. Références visuelles Si tous les films de la série y font écho, c’est tout de même dans le volume 1 de la série que la référence visuelle à l’Antiquité est la plus assumée. Les réalisateurs ont ainsi délibérément décidé de créer une architecture néo-classique qui imite finalement plus la période fasciste italienne que l’Antiquité romaine. On constate ainsi l’utilisation d’une architecture antiquisante épurée évoquant les bâtiments de l’ère mussolinienne, qui se voulaient eux-mêmes être la recréation de l’architecture monumentale romaine. Par ce choix, les décorateurs du film ont modernisé le cadre et introduit un parallèle intéressant entre le gouvernement de Panem et les gouvernements fascistes du XXème siècle. On retrouve d’ailleurs le même recyclage de l’aigle impérial romain, très plébiscité par les nazis et Mussolini, et le culte de la personnalité, qui semble avoir à Panem remplacé toute religion. Autre élément du décor issu de l’Antiquité la corne d’abondance qui se trouve au centre des arènes des différents Hunger Games. Elle joue son rôle de source permanente de richesses et de bonté en permettant aux participants des jeux de s’armer et de s’équiper. Dans ces décors monumentaux évoluent de nombreux personnages qui évoquent l’histoire ou la mythologie gréco-romaine. Il est ainsi évident que les combattants de Panem sont les descendants des gladiateurs romains vêtus tels des dieux antiques, ils défilent devant la foule sur des chars, sous une pluie de cris et de fleurs. Dans une moindre mesure, les Peacekeepers, les soldats de l’armée étatique, évoquent les légionnaires romains habillés de façon uniforme, ils combattent de front tels des hoplites et obéissent à une hiérarchie très structurée tout comme les stormtroopers de Star Wars. Dans le livre on retrouve même l’idée qu’ils ne peuvent pas se marier avant 20 ans. De nombreux personnages évoquent les mythes grecs dans lesquels les transformations et les métamorphoses jouent un rôle capital. Katniss se voit pousser des ailes et des flammes tel un phénix, Effie se transforme de scène en scène, parfois en animal, les combattants se camouflent et se sauvent par leurs métamorphoses… Dans les films suivants, on trouve des chauves-souris attirant les gladiateurs dans leur piège telles des sirènes, en imitant la voix de leurs proches, on explore une arène spéciale divisée en douze travaux, on assiste à une apothéose de Katniss qui, telle Sémélé, est exfiltrée de l’arène par les airs après avoir été foudroyée… Si ses tenues ne sont pas explicitement antiques, la représentation de l’héroïne, Katniss, fait aussi écho à l’Antiquité elle incarne une Diane moderne, une femme innocente qui fait tourner le cœur des hommes, mais dangereuse, armée de son arc. Le combat final du premier film évoque d’ailleurs le mythe d’Actéon, que la déesse fait dévorer par ses propres chiens. Au cours du film, Katniss passe par tous les statuts fille, sœur, mère elle remplace également le patriarche, tout en restant aussi “pure” qu’une déesse vierge. Que dire de la scène finale du premier film, parfaite évocation de la tragédie grecque acculés, les héros, pseudo-amoureux, sont condamnés par leur propre choix au suicide. Le suicide de Seneca et la scène des funérailles de Rue entrent également en écho avec le tragique à l’antique… Il est intéressant de noter, de façon plus générale, l’importance de la notion de destin celui-ci est contrôlé par des êtres supérieurs que souhaitent être les dirigeants du Capitole, d’ailleurs figurés tels les dieux de l’Olympe dans les péplums, observant la vie des hommes depuis le ciel et leur imposant des épreuves à leur guise, les aidant à l’occasion. Au cours des différents épisodes, les épreuves se suivent et comme lorsque les mythes antiques sont repris au Moyen-âge ou lors de la Renaissance, deviennent des métaphores chaque monstre ou ennemi abattu est un vice dépassé par les héros. Conclusion Certes, les parallèles avec l’histoire américaine, ses treize colonies, comme les districts de Panem, son passé esclavagiste, son impérialisme… sont omniprésents. Mais on l’a vu, beaucoup de parallèles sont établis avec la Rome Antique à des niveaux divers scénario, onomastique, codes visuels… Comme souvent dans le péplum américain classique, l’histoire de Rome sert de parabole à l’histoire américaine, il peut paraitre logique que des éléments passent d’un univers à l’autre dans le cinéma contemporain. Mais finalement Hunger Games, c’est surtout une illustration relativement fidèle des propos d’Aristote. Pour le philosophe grec, dans son texte La poétique, la tragédie doit reposer sur trois actes. Le récit doit comporter des péripéties qui mènent à une situation malheureuse celle-ci doit provoquer chez les spectateurs deux sentiments, la pitié et la terreur. Or on peut identifier facilement trois phases dans le film le recrutement, l’entrainement, le combat, au cours desquelles, après que le destin a frappé Katniss, les sentiments se succèdent, jusqu’à la scène du combat final où la tension est à son maximum avant le dénouement. Aristote précisait aussi l’importance de ne pas utiliser le Deus Ex Machina dans une fiction au risque de la ruiner si le metteur en scène intervient dans le scénario, comme Seneca Crane le fait à deux reprises dans le film en modifiant les règles des Hunger Games ou comme les dieux de l’Olympe le font dans de nombreux péplums, comme Jason et les Argonautes, il n’y a plus de clôture du spectacle sur lui-même. Or, dans la tragédie, les règles doivent venir de l’intérieur, se construire d’elles-mêmes. La machine informatique utilisée pour générer l’arène est une matérialisation du concept de deus ex machina même. Le fameux quatrième mur est de plus brisé à de nombreuses reprises dans les films, notamment quand les héros regardent les caméras qui les filment dans l’arène et cherchent à provoquer la compassion des spectateurs. La fiction interne » au film, le jeu truqué, est donc un fiasco, et les scénaristes jouent sur la fiction dans la fiction pour provoquer des retournements de situation et conduire l’ensemble du scénario c’est en s’affranchissant du système fermé, en brisant le fameux quatrième mur, que Katniss et ses acolytes font tomber le système. L’écran est une séparation entre les classes sociales, comme les frontières des districts étaient des séparations physiques la destruction de l’un provoque la disparition de l’autre. Scénaristique, visuelle, onomastique, et même philosophique, la référence à l’Antiquité gréco-romaine est omniprésente dans le film Hunger Games, de même que dans le reste de la tétralogie. Si les références se font moins évidentes au fil des films, on note en revanche l’apparition de la “ruine” comme décor, puis presque, dans le dernier, comme actrice. Les ruines d’une société aristocratique et antiquisante, sur lesquelles pourra se construire le futur de Panem. Cet article fait suite à la projection du film “Hunger Games” organisée par Antiquipop en mars 2016, avec le soutien du FSDIE Lyon 2. Fabien Bièvre-Perrin, "Hunger games – Panem et circenses du pain et des jeux", in Fabien Bièvre-Perrin éd., Antiquipop, Lyon, 24/04/2016 [ISSN 2553-4114]. URL consulté le 25/08/2022 Fabien Bièvre-Perrin Fabien Bièvre-Perrin est Maître de conférences à l'Université de Lorraine, membre du laboratoire HisCAnt-MA et membre associé au Centre Jean Bérard. Il gère les carnets Antiquipop et Klinai sur la plateforme Hypothèses. Ses recherches se concentrent sur l'archéologie de la Grande Grèce et de l'Illyrie ainsi que sur la réception de l'Antiquité dans la culture populaire et la politique contemporaines. Cultures matérielles, cultures visuelles du costume dans les cours européennes … C’est à la cour, lieu du paraître par excellence, que s’exprime le plus la préoccupation des sociétés pour les apparences. Que signifie la façon de se vêtir dans cette société du spectacle » ? Le paraître vestimentaire y est un puissant moteur de pratiques culturelles qui touchent au corps et à l’identité. Il active toute une économie du luxe et alimente la dynamique des échanges entre les cours européennes. Cet ouvrage aborde le vestiaire des princes et de leurs courtisans entre 1400 et... Lire la suite Note de l’éditeur Cette publication fait également partie de la revue Apparences en tant que volume 6 - 2015. Éditeur Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, CEGES université de Lille 3 & Centre de recherche du château de Versailles Collection Histoire et littérature du Septentrion IRHiS 48 Lieu d’édition Villeneuve d'Ascq Année d’édition 2011 Publication sur OpenEdition Books 21 octobre 2018 EAN Édition imprimée 9782905637642 EAN électronique 9782490296200 Nombre de pages 352 p. Première partie. L’habit de cour en politique Deuxième partie. Choix vestimentaires et garde-robes royales Troisième partie. L’habit de cour et la mode Quatrième partie. L’autre scène de l’habit de cour cinéma, théâtre, podium C’est à la cour, lieu du paraître par excellence, que s’exprime le plus la préoccupation des sociétés pour les apparences. Que signifie la façon de se vêtir dans cette société du spectacle » ? Le paraître vestimentaire y est un puissant moteur de pratiques culturelles qui touchent au corps et à l’identité. Il active toute une économie du luxe et alimente la dynamique des échanges entre les cours européennes. Cet ouvrage aborde le vestiaire des princes et de leurs courtisans entre 1400 et 1815, en plein essor de la société curiale. Les souverains ont été parmi les premiers à avoir pris conscience du pouvoir de l’habit et l’ont porté au plus haut degré de raffinement. Se vêtir, c’est aussi régner et gouverner. Loin d’être figé par un système contraignant de codification des apparences, l’habit de cour se définit en fonction de la mode dans laquelle il joue un rôle décisif, notamment en matière de circulations internationales. Élément d’une culture matérielle somptueuse du passé, l’habit de cour perdure dans notre culture visuelle. Sur les podiums de la haute couture ou à l’écran, il reformule des apparences qui relevaient, en leur temps, elles aussi, de la performance des corps et des textiles. Lire Acheter Error 403 Guru Meditation XID 175881810 Varnish cache server 26 février 2019 l’histoire de Marie Stuart, reine d’Écosse à six jours, reine de France à seize ans et prétendante à la couronne d’Angleterre, se prêtait bien au grand écran. Josie Rourke en a ainsi tiré un film à grand spectacle en s'inspirant du livre de l’historien britannique John Guy. Mais pourquoi a-t-il fallu qu'elle prenne tant de libertés par rapport à la réalité historique ?… Un plongeon dans l'Écosse du XVIe siècle Tourné en Écosse et en Angleterre, le film de Josie Rourke se déroule en extérieur dans des paysages impressionnants, nous faisant voyager sur les plateaux et la mer écossaise. Les scènes dans le château de Holyrood ainsi que celles dans la cour de Marie Stuart ou d’Élisabeth sont tournées dans des châteaux et des églises anglaises ou écossaises qui ne manquent pas de grandeur. Les costumes sont aussi très réussis, montrant Marie Stuart dans ses vêtements colorés, entourée de ses dames de compagnie françaises, ainsi que du chanteur et joueur de guitare italien David Rizzio. Les hommes qui l’entourent? comme son demi-frère protestant James et le prêtre John Knox? sont très réalistes. Le spectateur est donc plongé avec succès au XVIe. Son second mari après le roi de France François II mort en décembre 1560 Lord Darnley est toutefois incarné de manière parfois excessive, avec une insistance exagérée sur son penchant pour l'alcool. La relation entre les deux femmes qu’étaient Marie Stuart et Elisabeth Ière est grandement simplifiée, avec une reine d’Angleterre réduite à la jalousie envers sa cousine. Des fausses notes historiques Mais surtout, face à la vérité historique telle qu’on la connaît, la fiction a souvent été privilégiée. Ainsi, l’accent écossais de Marie Stuart fait oublier son éducation catholique en France, où elle a grandi à partir de ses cinq ans et d’où elle avait rapporté son accent français ! De même, la relation homosexuelle entre son second mari Lord Darnley et l’italien David Rizzio n’est attestée par aucune source historique. Les détails un peu fantaisistes du scénario se multiplient ainsi... Plus important, il y a la rencontre mise en scène entre Marie Stuart reine d’Écosse et sa cousine Élisabeth Ière reine d’Angleterre. En effet, une telle rencontre n’a jamais eu lieu, même si Josie Rourke n’est pas la première à l’imaginer ! Si les deux reines se sont écrit beaucoup de lettres, elles n’étaient pas aussi proches que le film le laisse penser. Surtout, elles ne se sont jamais rencontrées, malgré les demandes de Marie Stuart lorsqu’elle s’est réfugiée en Angleterre. Le film induit ainsi le spectateur en erreur et privilégie parfois l’aspect privé de la vie de cour, aux confrontations entre catholiques et protestants, ou entre Anglais et Écossais. La reine d’Angleterre semble souvent plus s’interroger sur sa féminité, refusant de se marier et d’avoir des héritiers pour le trône, que sur les affaires de son royaume. Enfin, le film, comme toute fiction, profite des incertitudes et des débats historiques pour proposer un scénario qui, parfois sans être inexact, reste controversé. C’est le cas par exemple pour le rôle que Marie Stuart aurait joué, ou pas, dans l’assassinat de Lord Darnley le film la montre innocente, ou bien encore la position de Lord Darnley dans le complot contre David Rizzio. Si l’on sait qu’il a bien participé, son degré d’implication n’est pas aussi clair que le montre le scénario. Le dernier mariage de Marie Stuart avec Lord Bothwell est aussi grandement simplifié puisque le spectateur a l’impression qu’il se conclue très rapidement après la mort de Lord Darnley, alors qu’il a pris en réalité plusieurs mois. Si le film éblouit donc par ses décors et ses costumes, il induit le spectateur en erreur en renonçant au récit des historiens, pour le simplifier et parfois même le contredire. Mais après tout, est-ce si grave ? L'important est d'avoir près de deux bonnes heures de spectacle et la faculté, ensuite, de réévaluer l'histoire sur ! Soline Schweisguth Publié ou mis à jour le 2019-05-02 163711

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